Du 3 au 5 mai, BirdLife Suisse invite chacun·e à s'asseoir une heure dans son jardin, sur son balcon ou dans un parc pour compter les Merles noirs, les grives, les Pinsons des arbres et les Etourneaux sansonnets. Il n'est pas nécessaire d'être un·e expert·e pour participer : tout le monde peut le faire. L'aventure est garantie ! Plus un jardin est proche de l'état naturel, plus on y découvrira d'espèces d'oiseaux.
Lorsqu'un petit oiseau gris-brun est perché sur le faîte d'un toit et pépie, l'identification semble évidente : c'est un Moineau domestique. Le Merle noir, avec son chant flûté, est également connu de la plupart des gens. Pourtant, d'autres espèces d'oiseaux vivent aussi en milieu construit : le Chardonneret élégant, le Serin cini, la Fauvette à tête noire, le Troglodyte mignon, le Rougequeue noir et une quarantaine d'autres espèces peuvent y être observées régulièrement.
Chacun peut découvrir quels oiseaux vivent dans son propre jardin ou dans le parc voisin lors de l'action «Oiseaux de nos jardins». Du 3 au 5 mai, il s'agit de garder les yeux et les oreilles grands ouverts pendant une heure. Muni de jumelles et d'un bloc-notes ou d'un smartphone, on observe les oiseaux et on note leur nombre. Ensuite, les observations peuvent être communiquées à BirdLife Suisse, soit par Internet via gartenvoegel.birdlife.ch/fr, soit via l'application «Guide des oiseaux BirdLife». Il est important de ne signaler que le nombre maximum d'oiseaux d'une même espèce observés simultanément. Sinon, on risque de compter plusieurs fois le même Merle ou le même Moineau.
Planter davantage de végétaux indigènes dans nos jardins
Dans les jardins proches de la nature, comportant de nombreux arbres, arbustes et plantes à fleurs indigènes, bien plus d'espèces d'oiseaux trouvent de la nourriture et des sites de nidification que dans les jardins stériles composés de pelouses uniformes et de plantes exotiques. Même le Moineau domestique doit nourrir ses petits avec des chenilles et des pucerons, qui ne se trouvent que sur les plantes indigènes. Chaque mètre carré que l'on peut végétaliser de manière naturelle offre ainsi un habitat à de nombreux animaux.
«Nous devons urgemment aiguiser notre regard sur la nature et sur l'interaction entre les espèces, puis agir en conséquence», déclare Sylvain Antoniazza, directeur romand de BirdLife Suisse. «C'est seulement ainsi que nous pourrons redonner une chance à la nature.»
Placer les besoins de la nature au premier plan: tel est précisément l'un des objectifs de l'action «Oiseaux de nos jardins».
Informations complémentaires et formulaire de participation : www.birdlife.ch/oiseauxjardins
Ceux qui souhaitent apporter plus de nature dans leur lieu de vie trouveront de nombreux conseils sur www.birdlife.ch/bati.
